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Raccourcis clavier Linux: les meilleures combinaisons pour les utilisateurs

Raccourcis clavier Linux: les meilleures combinaisons pour les utilisateurs
Hostman Team
Rédacteur technique
Système Linux
28.10.2025
Reading time: 6 min

Les raccourcis clavier sous Linux sont un excellent moyen de travailler plus efficacement. Plutôt que d’utiliser la souris et de parcourir les menus, vous pouvez souvent appuyer sur quelques touches pour obtenir le même résultat, mais beaucoup plus rapidement.

Les systèmes d’exploitation Linux prennent en charge une large gamme de raccourcis clavier (ou hotkeys). Il est important de noter que chaque distribution peut avoir ses propres combinaisons, qui ne fonctionnent pas forcément ailleurs. Cependant, il est possible d’ajouter de nouveaux raccourcis ou de modifier ceux existants dans les paramètres du système.

Dans cet article, nous allons passer en revue les combinaisons universelles valables dans la plupart des environnements de bureau. La majorité des raccourcis présentés ici concernent le terminal Linux.

Raccourcis de base sous Linux

Commençons par les raccourcis les plus courants, utiles pour les tâches quotidiennes répétitives.

Beaucoup d’entre eux utilisent la touche Super, qui correspond à la touche Windows sous Windows ou à la touche Cmd sur macOS. Par exemple, Super + Espace pour changer de disposition de clavier sous Linux équivaut à Windows + Espace ou Cmd + Espace.

Combinaisons essentielles :

  • Alt + Tab ou Super + Tab : Bascule entre les fenêtres ouvertes (comme sous Windows).

  • Super + Espace : Change la disposition du clavier.

  • Super + A : Ouvre le menu des applications (généralement en bas à gauche).

  • F2 : Renomme un fichier sélectionné. Cliquez une fois sur le fichier, puis appuyez sur F2.

  • Ctrl + Alt + T : Ouvre le terminal, l’un des raccourcis les plus utilisés sous Linux.

  • Alt + F2 : Ouvre une fenêtre de commande au centre de l’écran pour exécuter une application.

  • Super + D : Réduit toutes les fenêtres pour afficher le bureau.

  • Ctrl + Alt + Suppr : Affiche une fenêtre proposant « Annuler » ou « Se déconnecter ». Si aucune option n’est choisie, la session se ferme automatiquement après 60 secondes.

Ces combinaisons rendent le travail sous Linux plus fluide. Voyons maintenant les raccourcis les plus utiles pour le terminal.

Raccourcis du terminal Linux

Le terminal est l’outil principal pour interagir avec le shell Linux. Voici une liste de raccourcis qui facilitent son utilisation et améliorent la productivité.

Gestion des fenêtres et onglets du terminal

Ces raccourcis permettent d’ouvrir, de fermer ou de basculer entre plusieurs onglets rapidement :

  • Ctrl + Maj + Q : Ferme complètement la fenêtre du terminal.

  • Ctrl + Maj + T : Ouvre un nouvel onglet dans le terminal.

  • Ctrl + Maj + W : Ferme l’onglet actif (ou la fenêtre s’il n’y a qu’un onglet).

  • Ctrl + Maj + D : Détache l’onglet actuel dans une nouvelle fenêtre.

  • Ctrl + Page ↑ / Page ↓ : Passe à l’onglet précédent ou suivant.

Déplacement du curseur dans une ligne

Comme les utilisateurs Linux utilisent principalement le clavier, ces raccourcis permettent de naviguer dans les commandes sans souris :

  • Ctrl + A (ou Origine) : Va au début de la ligne.

  • Ctrl + E (ou Fin) : Va à la fin de la ligne.

  • Ctrl + X, X : Revient rapidement au début de la ligne, puis à la position d’origine.

  • Ctrl + → / ← ou Alt + F / B : Déplace le curseur d’un mot vers l’avant ou l’arrière.

Saisie et édition

Outre la navigation, ces raccourcis accélèrent la saisie et la correction des commandes:

  • Tab : L’un des raccourcis les plus importants, il complète automatiquement les commandes et chemins. Une pression complète la commande ; deux pressions affichent les suggestions disponibles.

  • Ctrl + T : Inverse les deux derniers caractères avant le curseur.

  • Alt + T : Inverse les deux derniers mots avant le curseur.

  • Alt + Retour arrière : Supprime le mot avant le curseur.

  • Alt + D : Supprime tous les caractères après le curseur jusqu’au prochain espace.

  • Alt + U / Alt + L : Convertit le texte à droite du curseur en majuscules ou en minuscules.

Opérations avec le presse-papiers

Ces raccourcis gèrent la copie, la suppression et le collage dans le terminal :

  • Ctrl + W : Supprime le mot avant le curseur.

  • Ctrl + U : Supprime tout le texte entre le curseur et le début de la ligne.

  • Ctrl + K : Supprime tout le texte entre le curseur et la fin de la ligne.

  • Ctrl + Y : Colle le dernier texte supprimé.

Navigation dans l’historique des commandes

Ces raccourcis facilitent l’accès aux commandes précédemment utilisées.

Pour afficher tout l’historique des commandes, tapez :

history

Autres raccourcis utiles :

  • Ctrl + R : Recherche une commande déjà utilisée.
    Appuyez sur Entrée pour l’exécuter ou sur Échap pour quitter.

  • Ctrl + O : Exécute la commande trouvée.

  • Alt + < : Reprend la première commande de l’historique.

Gestion de l’affichage et des processus

Ces raccourcis contrôlent la sortie du terminal et les processus en cours d’exécution :

  • Ctrl + C : Interrompt immédiatement le processus actif (signal SIGINT).

  • Ctrl + D : Ferme le terminal (équivalent de la commande exit).

  • Ctrl + Z : Met le processus actif en pause et l’envoie en arrière-plan.
    Utilisez fg pour le ramener au premier plan, ou jobs pour afficher la liste.

  • Ctrl + L : Efface l’écran du terminal (équivalent à clear).

  • Ctrl + S / Ctrl + Q : Met la sortie en pause (S) et la reprend (Q).
    Pratique pour analyser ou copier une sortie en cours.

Ajouter et modifier des raccourcis clavier

Selon la distribution, certains raccourcis peuvent ne pas fonctionner ou être absents. La plupart des environnements Linux permettent de les personnaliser facilement.

Étapes :

  1. Appuyez sur Super + A pour ouvrir le menu des applications.

  2. Recherchez et ouvrez Paramètres.

  3. Accédez à Périphériques → Clavier.

  4. À droite, s’affiche la liste des raccourcis par défaut.

  5. Cliquez sur une commande pour la modifier ou attribuer une nouvelle combinaison.

  6. Pour ajouter un raccourci personnalisé, cliquez sur le symbole “+” en bas. Saisissez le nom, la commande à exécuter et la combinaison de touches souhaitée.

Conclusion

Cet article a présenté les raccourcis clavier essentiels de Linux qui simplifient et accélèrent le travail quotidien. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive — chaque distribution possède ses propres combinaisons supplémentaires.

Maîtriser ces raccourcis rendra votre utilisation de Linux plus fluide, productive et agréable, notamment dans le terminal.

Système Linux
28.10.2025
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28 January 2026 · 8 min to read
Système Linux

Création de liens symboliques sous Linux : tutoriel étape par étape

Les symlinks, également appelés liens symboliques, sont comme des raccourcis dans l’univers Linux. Ils permettent de créer un nouveau nom (ou lien) qui pointe vers un autre fichier, un répertoire ou tout autre objet du système de fichiers. Leur principal avantage réside dans la réduction de la redondance, en évitant la nécessité de disposer de plusieurs copies du même fichier. Avec un symlink, les modifications apportées au fichier original se répercutent sur tous ses liens symboliques. Cela élimine la contrainte de devoir mettre à jour plusieurs copies séparément. De plus, les symlinks offrent un moyen flexible de gérer les permissions d’accès. Par exemple, différents utilisateurs dont les répertoires pointent vers des sous-ensembles de fichiers peuvent limiter la visibilité au-delà de ce que permettent les permissions classiques du système de fichiers. En résumé, les symlinks sont indispensables pour une gestion et une organisation efficaces des fichiers, tout en simplifiant les mises à jour et le contrôle d’accès dans des systèmes complexes. Prérequis Pour suivre ce tutoriel, vous aurez besoin : D’un serveur cloud, d’une machine virtuelle ou d’un ordinateur exécutant un système d’exploitation Linux. Sur Hostman, vous pouvez déployer un serveur avec Ubuntu, CentOS ou Debian en moins d’une minute. Création de liens symboliques avec la commande ln La commande ln est utilisée pour créer des liens symboliques sous Linux. Suivez les étapes ci-dessous : Ouvrez une fenêtre de terminal. Accédez au répertoire dans lequel vous souhaitez créer le lien symbolique. Utilisez la syntaxe suivante pour créer un symlink : ln -s /path/to/source /path/to/symlink Remplacez /path/to/source par le chemin réel du fichier ou du répertoire que vous souhaitez lier, et /path/to/symlink par le nom ou l’emplacement souhaité pour le lien symbolique. Comprendre les options de la commande ln La commande ln propose différentes options pour personnaliser la création de symlinks :  -s : Crée un lien symbolique.  -f : Écrase un lien symbolique existant.  -n : Traite les cibles de symlink comme des fichiers normaux. Explorez ces options selon vos besoins de liaison. Création de liens symboliques vers des fichiers Pour créer un symlink vers un fichier, utilisez la commande ln avec l’option -s. Voici un exemple montrant comment créer un lien symbolique vers un fichier avec la commande ln. La commande ci-dessous crée un lien symbolique nommé symlink_file dans le répertoire actuel, pointant vers le fichier /path/to/file : ln -s /path/to/file /path/to/symlink_file Remplacez /path/to/file par le chemin réel du fichier et /path/to/symlink_file par le nom souhaité du symlink. Dans cet exemple, le chemin du fichier est absolu. Vous pouvez également créer un lien symbolique avec un chemin relatif. Toutefois, gardez à l’esprit que pour que le symlink fonctionne correctement, tout processus y accédant doit d’abord définir le bon répertoire de travail, faute de quoi le lien peut sembler cassé. Création de liens symboliques vers des répertoires Vous pouvez utiliser la commande ln pour créer un lien symbolique pointant vers un répertoire. Par exemple, la commande ci-dessous crée un lien symbolique nommé symlink_directory dans le répertoire actuel, pointant vers /path/to/directory : ln -s /path/to/directory /path/to/symlink_directory Cette commande crée un lien symbolique nommé symlink_directory à votre emplacement actuel, le reliant au répertoire /path/to/directory. Forcer l’écrasement d’un lien symbolique Vous pouvez utiliser l’option -f avec la commande ln. Par exemple, si le chemin d’un symlink est incorrect en raison d’une faute de frappe ou si la cible a été déplacée, vous pouvez mettre à jour le lien ainsi : ln -sf /path/to/new-reference-dir symlink_directory L’utilisation de l’option -f garantit que le contenu de l’ancien symlink est remplacé par la nouvelle cible. Elle supprime également automatiquement tout fichier ou symlink en conflit s’il en existe un. Si vous tentez de créer un symlink sans l’option -f et que le nom du symlink est déjà utilisé, la commande échouera. Vérification des liens symboliques Vous pouvez afficher le contenu d’un symlink avec la commande ls -l sous Linux : ls -l symlink_directory La sortie affichera le symlink et sa cible : symlink_file -> /path/to/reference_file Ici, symlink_file est le nom du lien symbolique et il pointe vers le fichier /path/to/reference_file. ls -l /path/to/symlink La sortie affichera le symlink et sa cible. Bonnes pratiques pour les liens symboliques Utilisez des noms descriptifs pour les liens symboliques. Évitez les liens circulaires pour prévenir les comportements inattendus du système. Mettez à jour les symlinks si l’emplacement de la cible change. Cas d’usage des liens symboliques Gestion des fichiers de configuration : Lier des fichiers de configuration entre différents systèmes. Contrôle de version : Lier symboliquement des bibliothèques communes pour des projets de développement. Sauvegarde des données : Créer des symlinks vers des répertoires de sauvegarde. Problèmes potentiels et dépannage Problèmes de permissions : Assurez-vous que les permissions appropriées sont définies pour la source et le symlink. Liens cassés : Mettez à jour les symlinks si les fichiers cibles sont déplacés ou supprimés. Liens entre systèmes de fichiers : Les symlinks peuvent ne pas fonctionner entre différents systèmes de fichiers. Conclusion Les symlinks sont précieux pour optimiser la gestion des fichiers et la maintenance du système. Ils simplifient les mises à jour entre plusieurs applications partageant un fichier commun, réduisant ainsi la complexité de maintenance. Ils constituent également une alternative aux répertoires comme /etc, qui nécessitent souvent des droits root pour modifier des fichiers. Les développeurs trouvent les symlinks utiles pour passer facilement des fichiers de test locaux aux versions de production. En suivant ce tutoriel, vous avez maîtrisé l’art de créer des liens symboliques sous Linux. Exploitez les symlinks pour une gestion efficace des fichiers et une meilleure personnalisation.
15 December 2025 · 6 min to read

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